Jean-Thomas Trojani : Le crédit d’impôt innovation , réelle avancée ou fausse bonne idée ?

Ce n’en sont pas moins des fables, que des esprits critiques accepteront souvent en fait, comme nous l’avons vu, mais qu’en droit ils devraient rejeter. C’est pourquoi aussi l’on rit de ce qu’il peut y avoir de raide, de tout fait, de mécanique enfin dans le geste, les attitudes et même les traits de la physionomie. Physionomie bourrue, autoritaire, impatiente : un nez comme une figue, gros du bout ; une bouche tirée en bas, et des plissures nombreuses, des moulures, des bourrelets mobiles dans la peau flasque sous le menton ; un collier de barbe courte rejoignant les cheveux en couronne, jaunes et blancs, plantés en houppes, et, sous les sourcils très longs, très fournis, deux petites perles bleues, frémissantes, vibrantes, vernies souvent par une larme qui ne tombait jamais, et qui était de vieillesse et non d’attendrissement. Cette taxe aurait ainsi une composante de TVA verte, modulable suivant la « performance écologique » des prestataires de services ; une sorte de taxe sur la « non-valeur ajoutée », qui permettrait d’intégrer des externalités. Tout se lie, tout se coordonne merveilleusement dans l’économie des œuvres de la nature : elle donne à la fois la supériorité intellectuelle et les instruments mécaniques que doit manier l’intelligence. Depuis octobre, Jean-Thomas Trojani dirige une agence de communication et de stratégie digitales pour les institutions culturelle. Hold up sur nos libertés fondamentales, insécurité des affaires et efficacité plus que contestable : trois raisons qui devraient faire que n’importe quel parlementaire censé refuse de voter une loi aussi dangereuse qu’inutile. Au nom de ce que nous avons de plus cher au monde, au nom de la patrie, calmons-nous ! Il faudrait d’ailleurs distinguer bien des degrés dans l’idéalisme et s’entendre sur ce qu’on appellera l’intelligence, la pensée. L’UMC n’est pas née qu’elle ressemble déjà à l’Union bancaire, toute aussi imparfaite et inachevée. A l’origine, ce fut un château-fort (les douves et le pont levis subsistent) puis un temple calviniste. Un autre axe de réflexion est la contractualisation entre les pays producteurs excédentaires (l’Europe de l’Ouest, les États-Unis… Ses objectifs sont donc de mettre, dans un monde qui bouge, à disposition des entrepreneurs les moyens de leur croissance. Soixante pour cent du stock de la dette allemande à plus d’un an est assorti d’un taux négatif, son rendement ne devenant positif que pour les titres à 8 ans de maturité et au-delà. Mais les obstacles sont nombreux : il faudrait changer le traité, accepter l’idée d’un impôt européen et développer une solidarité trans-européenne, par exemple en matière d’indemnisation du chômage. Une conséquence importante de cette forte propension à épargner et de faible dynamique de la demande régionale, sera très probablement le maintien de taux d’intérêts à des niveaux très faibles. L’objectif de l’investissement devrait être de maximiser le rendement à long terme des investissements de la nation, en France ou à l’étranger, et non pas de servir de variable d’ajustement pour accompagner les champions nationaux. Avec quelle compassion insultante Lucrèce montre l’homme rempli d’effroi par les scènes terribles de la nature, et se courbant en tremblant sous le joug des dieux, dont il ne comprend pas l’imperturbable indifférence pour tout ce qui se passe sur la terre ! Si je mène un visiteur dans une chambre que je n’ai pas encore garnie de meubles, je l’avertis « qu’il n’y a rien ». Lignes à grande vitesse, lignes électriques à haute tension, centrales nucléaires, terminaux méthaniers, rocades, ports de plaisance, éoliennes, mais aussi équipements pour SDF, salles de shoot, ou programmes de logements sociaux : tous sont menacés. Quant au Capital-Monstre, au capital tout-puissant, Moloch moderne aussi cruel et aussi insatiable que le Moloch antique, il n’existe et ne peut exister que comme expression métaphorique, comme figure de rhétorique. Comment le principe de l’élection naturelle expliquera-t-il cette richesse inouie de tons, ces irisations prodigieuses ?

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