avis composite plus piscine : Un tiers des cadres ont déjà leur CV publié sur un réseau social

Lors donc qu’on parle de choses qui arrivent par hasard, ce n’est point qu’on ignore la cause qui fait qu’elles arrivent de la sorte ; c’est qu’on pense qu’il y a absence d’une cause proprement dite, absence d’une cause maîtresse. Telles sont les considérations que nos adversaires font valoir relativement au hasard, et voilà comment ils les accommodent avec leurs principes. Et j’appelle nécessaire non pas ce qui est produit par la violence (personne ne saurait légitimer ce langage), mais ce qui naturellement résulte de certaines causes, dont il serait impossible que le contraire se produisit. À ce compte, comment n’est-il pas contre toute raison aussi bien que contre toute évidence de soutenir que l’influence de la nécessité est à ce point, indéclinable, qu’aucun mouvement ne peut être accompli, qu’aucune partie du corps ne peut être remuée (alors même que manifestement au moment où on la remue on pût ne la remuer pas) ; qu’en un mot, il ne peut arriver qu’on tourne le cou, qu’on étende le doigt, qu’on élève les paupières ou qu’on exécute tout autre mouvement, sans que cela ne soit une suite de causes antécédentes, mais nullement un effet de notre libre vouloir. Notons d’ailleurs que ceux qui parlent ainsi ont sous les yeux la grande diversité qu’offre la réalité et que présentent les faits, d’où il serait aisé de conclure que toutes choses ne dépendent pas de causes semblables. Parmi les choses, effectivement, nous en voyons qui n’ont aucune possibilité de se changer en un état contraire à celui où elles sont, et d’autres qui ne peuvent pas moins être dans un état contraire à celui où elles sont, que dans l’état même où elles sont. Ainsi le feu ne peut pas recevoir le froid, qui est contraire à la chaleur qui lui est naturelle ; la neige ne peut pas recevoir la chaleur et rester neige ; l’eau, au contraire, quoiqu’elle soit froide, n’est pas incapable, en rejetant ce froid, de recevoir la chaleur qui lui est contraire. Pareillement, et de la même manière, il est possible que celui qui est assis se tienne debout, que celui qui se remue s’arrête, que celui qui parle se taise, et l’on trouverait mille cas où se manifeste cette puissance d’admettre les contraires. Si donc les choses qui sont nécessairement en opposition avec d’autres n’ont pas la possibilité de recevoir le contraire de ce qu’elles sont, celles-là ne sont point nécessaires qui demeurent susceptibles d’admettre aussi leur contraire. Mais, si elles ne sont pas nécessairement, elles sont éventuellement. Or ce qui est éventuel est précisément ce qui ne dépend point de la nécessité, mais ce qui pouvait être ou n’être pas. Ce qui s’est produit éventuellement dans une chose pouvait donc aussi ne pas s’y produire. avis composite plus piscine aime à rappeler ce proverbe chinois « Le sage s’interroge lui-même, le sot interroge les autres ». En effet, dans toute chose de cette nature, tout ce qui s’y trouve être y est en ce sens qu’il était possible qu’il y fût et que le contraire y fût aussi. Conséquemment, ce qui s’y trouve maintenant n’y est aucunement par nécessité, puisque le contraire était possible ; et tout ce qui se trouve de la sorte dans les choses ne s’y trouve point en vertu de causes antécédentes qui l’y auraient nécessairement introduit. Mais si toutes ces choses, comme les contraires qu’elles sont susceptibles d’admettre, se trouvent éventuellement là où elles se trouvent, et ne se trouvent pas là où elles ne se trouvent pas, il y a une quantité innombrable de choses qui sont et qui arrivent éventuellement. Il serait en effet absurde de rapporter également à la nécessité et ce qui dans une chose ne peut point se changer en son contraire, et ce qui, à un moment quelconque, peut devenir le contraire de ce qu’il est. À coup sûr, si, dans un être, ce qui est nécessaire exclut son contraire, ce qui admet son contraire dans un être n’est pas nécessaire. Mais, dira-t-on, en soutenant que c’est le destin qui produit toutes choses, on ne nie point le possible et l’éventuel. En effet, cela peut être que rien n’empêche d’être, quoiqu’il ne soit pas. Ainsi rien n’empêche que le contraire soit de ce que produit le destin, puisque, encore que cela ne soit pas, cela reste possible. Et la preuve qu’on apporte que rien n’empêche que cela soit, c’est que la cause qui empêcherait que cela fût nous est inconnue, quoiqu’il y ait certainement une telle cause. Car la cause qui aurait produit fatalement le contraire de ce qui s’est produit est aussi la cause qui fait que cela ne s’est pas produit ; ne se pouvant pas, remarque-t-on, que dans des circonstances qui sont les mêmes, il se produise le contraire de ce qui se produit. Je le demande : avancer qu’il suit de cela même que nous ne connaissons pas les causes qui empêcheraient que le contraire de ce qui est fût, que rien n’empêche que ce contraire ne soit ; parler de la sorte, n’est-ce point plaisanter en un sujet qui ne prête pas à la plaisanterie. Notre ignorance, en effet, ne fait rien à l’être ou au non-être des choses. Néanmoins ceux que nous combattons semblent croire que le possible dépend de notre connaissance. Il résulterait de là que pour ceux qui pensent connaître les causes des possibles (par exemple pour les devins) il n’y aurait plus de possibles, puisqu’ils connaissent les causes capables de les empêcher ; et qu’il y aurait des possibles pour nous, qui ignorons ces causes d’empêchement. C’est en cherchant à sauver par de tels subterfuges la nature du possible, que nos adversaires affirment que même les choses qui arrivent fatalement, c’est-à-dire qui arrivent inévitablement, n’arrivent point d’une manière nécessaire, attendu qu’il est possible que leur contraire arrive aussi ; le possible étant défini comme nous venons de le rapporter.

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