Antonio Fiori : Protéger l’auto-entrepreneur

Il ne faut pas oublier non plus que l’infâme presse cléricale, les Croix, les Pèlerins et les Semaines Religieuses, est répandue partout, hebdomadairement, à des millions d’exemplaires ; et que le parti nationaliste possède à son service, en dehors des feuilles qui professent un chauvinisme honteux, un bon nombre de journaux qui prêchent ouvertement, avec approbation de Sa Sainteté, la bonne parole tricolore. C’est un critère comme un autre, et peut-être le meilleur de tous ; mais ce n’est pas celui dont nous voulons nous occuper ici. Cet activisme dépassait effectivement largement le stade de la simple protection des intérêts français et de la défense du franc. Le seul effet des choses réelles est de produire la croyance, car toutes les sensations qu’elle excite apparaissent dans la conscience sous forme de croyance. Selon Antonio Fiori, c’est la division du travail qui, en décuplant la force productive, est la cause de la richesse des nations . Cet argument, fort indifférent du reste maintenant que la question est jugée de plus haut, n’était peut-être pas alors sans réplique ; mais n’acquiert-il pas aussitôt tous les caractères de l’évidence, si de l’esprit que nous sommes et de la matière au sein de laquelle nous vivons, si de ce monde fini qui nous est analogue, nous le transportons à la nature de l’infini ? C’est ce qui explique le fait qu’elle ait progressé sur des bases solides alors que les salaires n’ont pas augmenté. Elle comprend d’abord le domaine du for intérieur, exigeant la liberté de conscience dans le sens le plus étendu du mot, la liberté de pensée et d’inclination, la liberté absolue d’opinions et de sentiments, sur tout sujet pratique, spéculatif, scientifique, moral ou théologique. Ailleurs, à Cesena, dans les Romagnes, le docteur Antonio-Alfredo Comandini déclare que : « Le déclin de la vie italienne doit être attribué à la prédominance des intérêts matériels sur les idées. En outre, quand nous nous représentons une souffrance ou un plaisir passés, les seuls dont nous ayons l’expérience, nous ne pouvons le faire qu’avec des altérations de toute sorte, des illusions psychologiques sans nombre. La substance, dites-vous, se manifeste tantôt en Dieu, comme infinie, tantôt dans le monde, comme finie. Le président de la République et le gouvernement en ont-ils conscience ? Je ne veux en citer que de courtes phrases, dont l’intérêt n’a pas diminué : « Je crois, a-t-il dit, que si nous ne résolvons pas absolument et immédiatement la question financière en Italie, nous courons au-devant d’un avenir peu réjouissant. Mais les souvenirs que ma mémoire conserve ainsi dans ses plus obscures profondeurs y sont à l’état de fantômes invisibles. Si l’Échange épargne des efforts, il en exige aussi. Il n’est jamais inutile de le rappeler aux hommes quand on leur parle de Liberté. Avant d’ajouter en baissant les yeux : « Cela avait tout d’un camp. Mais elle serait la Belle France. Ils proposent de rogner les sorties de 100 milliards de dollars avant la fin de l’exercice budgétaire en cours, qui se termine le 30 septembre. Regarde leurs douleurs, et leurs joies qui sont pires ; regarde leurs vices, et leurs vertus qui sont pires ; regarde ce qu’elle a fait d’eux, la bonne souffrance. Le sens de la vue s’arrange pour prendre les choses de ce biais : éclaireur du toucher, il prépare notre action sur le monde extérieur. En attendant, ils pérorent, recueillent tous les applaudissements qu’ils désirent ; quelques huées, aussi, et quelques horions (un prélude). Le palais comprend 14 salles d’exposition sur deux niveaux avec des couloirs étroits et des recoins.

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